Economie, Sociologie, Histoire du monde contemporain (ex-AEHSC)

Annales de l’écrit

 

Doit-on considérer que la désindustrialisation constitue un processus inéluctable dans un pays développé ? Vous illustrerez votre propos par des exemples historiques empruntés au programme. (ESCP 2018)

Les copies de Coline Raynal (20/20) et de Maxence Jamet (18/20).

En vous plaçant dans une perspective historique (depuis le XIXème siècle), vous répondrez à la question suivante : Peut-on affirmer comme Paul Michael Romer en 1986 que "Les taux de croissance semblent être croissants non seulement en fonction du temps mais aussi en fonction du degré de développement" ? (HEC 2018)

La citation est tirée du célèbre article de Romer (1986), "Increasing returns and long run growth", traduit dans Bacache-Beauvallet M. et M. Montoussé (dir.), Textes fondateurs en sciences économiques depuis 1970, et reproduit dans la Revue Idées.

Les copies d'Ulysse M'Boudi (19/20), de Paul Autuly (17/20) et de Maxence Jamet (18/20).

La mondialisation est-elle irréversible ? (ESSEC 2018)

Les copies d'Ulysse M'Boudi (16/20), de Coline Raynal (20/20) et de Victor Scache (20/20).

Extraits du rapport du jury
- Le sujet, tout le sujet, rien que le sujet : il fallait traiter "de l'irréversibilité de la mondialisation et non des bienfaits/méfaits éventuels."
- "La mondialisation est un processus complexe avec le jeu des acteurs publics et privés et protéiforme puisqu’il ne doit pas être uniquement appréhendé au travers des seuls flux de biens et de services. Il faut aussi considérer ce processus au travers des flux d’investissements directs (IDE), étroitement liés aux firmes multinationales (FMN) et les flux financiers (si l’on ne veut pas uniquement caractériser la mondialisation comme un phénomène de l’économie réelle). (...) il fallait aussi mentionner la dimension migratoire et/ou culturelle du sujet."
- "Les meilleures copies sont celles qui ont choisi pour plan 1. L’interconnexion croissante des économies rend irréversible a priori le processus 2. Mais l’histoire montre le contraire (en insistant sur années 1890 et 1930) 3. Il faut donc voir quelles réformes sont nécessaires pour rendre la mondialisation acceptable et pérenne." ou "une troisième partie sur la voie médiane en se risquant à une typologie des mondialisations à l’oeuvre, inégalement attaquées".
- "Certaines copies sont des inventaires à la Prévert vaguement reliés au sujet sans qu’on sache, en fin de compte, ce que le candidat a compris et ce qu’il pense."
- "Cette année, les copies trop longues dépassant 12 pages ont été sanctionnées."

L’industrialisation est-elle la clé du développement économique ? (ECRICOME 2018, sujet 1)

A la lumière de l’histoire, un pays doit-il toujours lutter contre son déficit de la balance des opérations courantes ? (ECRICOME 2018, sujet 2)

Le bon fonctionnement d'un marché justifie-t-il l'intervention de l'État ? (ESCP 2017)

Les copies de Victor Soussan-Briatte (17/20) et de Rémi Piva (19/20), ainsi qu'une autre copie (20/20)

Compte rendu de la commission ESH de la journée ESCP d'octobre 2017 (extraits)
- Seules quelques copies ont été largement hors sujet, car elles ont traité une question trop vaste telle que « le rôle de l’Etat dans une économie de marché » ce qui amenait les étudiants à réciter des pans entiers de cours sur les politiques monétaire et budgétaire, mais ne correspondait pas à la question posée qui portait sur le fonctionnement d’un marché, et était donc plutôt microéconomique. Il était également important de relever que le sujet parlait bien du fonctionnement d’un marché au singulier. Il fallait analyser le fonctionnement de tel ou tel marché (marché d’un bien ou d’un service, marché du travail, marché du capital) mais il ne fallait pas faire un exposé macroéconomique sur les performances globales d’un pays en matière d’inflation ou de croissance.
- Le terme « bon » renvoyait non seulement au marché dans son fonctionnement normal, mais appelait aussi un jugement normatif : « en quoi le fonctionnement d’un marché aboutit-il à une situation qui puisse être jugée satisfaisante ? » Le terme « bon » renvoyait donc à double interprétation, et cette ambiguïté était voulue, de façon à ce que les meilleurs étudiants révèlent leur capacité à enrichir l’interprétation de chaque terme du sujet.
- les meilleures copies ont su jouer sur le mot « justifier ». L’intervention de l’Etat se justifie-t-elle parce qu’elle permet le fonctionnement du marché ? Ou faut-il que l’Etat intervienne pour changer le fonctionnement du marché, parce que celui-ci n’est pas jugé satisfaisant ? Il fallait aussi se demander comment l’Etat intervient, par quels instruments et moyens. Intervient-il en amont ou a posteriori après que le marché a fonctionné ? Et si l’Etat intervient, comment évaluer le résultat de son action pour savoir si son intervention a bien contribué au bon fonctionnement du marché, et n’a pas engendré d’effets pervers ?

L'entreprise (depuis le XIXe siècle) peut-elle se passer de l'entrepreneur ? (HEC 2017)

Les copies de Victor Soussan-Briatte (17/20), Rémi Piva (20/20), Tissa Smagghe (17/20), Félix Henry (19/20)

"Gagnant en extension, l'Europe perd en intensité". Que pensez-vous de cette affirmation de François Perroux (1974) ? (ESSEC 2017)

Une copie (19,5/20)

Un Etat doit-il s’inquiéter de l’augmentation de sa dette publique ? (ECRICOME 2017, Sujet 1)

Faut-il lutter contre les inégalités économiques ? (ECRICOME 2017, Sujet 2)

La mondialisation peut-elle expliquer les mauvaises performances économiques et sociales des pays ? (ESCP 2016)

Les copies d'Anissa Bacar (18/20) et d'Emilie Coulange (20/20)

Extraits du rapport de jury (deux copies sont en ligne):
- La définition des termes du sujet tout comme l’appréhension de ses contours constitue un préalable indispensable à l’exercice de dissertation. En l’espèce, il était important que le candidat précise que la « mondialisation » ne se limitait pas à la seule ouverture au commerce international d’un pays : elle concerne également les mouvements de facteurs de production –migrations, investissements directs- mais aussi les mouvements internationaux de capitaux. De même, il était attendu des candidats qu’ils précisent les différentes acceptions possibles de la notion de « performances économiques et sociales », quitte à faire ensuite des choix motivés dans leurs développements : les performances d’un pays peuvent être appréciés à l’aune de multiples indicateurs, tels que le taux de chômage, le taux de croissance, le solde de la balance commerciale, le niveau des inégalités, etc.
- Accumuler les noms et les titres d’ouvrages dans une copie sans exposer les raisonnements sous-jacents, se révèle contreproductif.
- Enfin, les candidats doivent toujours illustrer leur copie à l’aide de faits historiques précis, et se méfier des formulations trop générales : par exemple, contrairement à ce que certains candidats écrivent, la mondialisation n’a pas été « un processus ininterrompu depuis le XIXe siècle. »

Les Etats ont-ils encore à arbitrer entre le chômage et l'inflation ? (HEC 2016)

Les copies de Dylan Alezra (20/20) et d'Emilie Coulange (20/20)

Extraits du rapport de jury :
- Le sujet repose sur une réflexion autour de la courbe de Phillips, c’est-à-dire sur l’idée d’une relation inverse entre taux d’inflation et taux de chômage et la possibilité d’un arbitrage de court terme entre les deux variables.
- La question a une actualité certaine car le chômage est élevé, dans un contexte d’inflation très faible, voire de déflation. Elle peut se décliner sous deux angles complémentaires :
1) La lutte contre le chômage peut-elle passer par l’acceptation d’une inflation plus élevée ?
2) Les États ont-ils la possibilité de réaliser cet arbitrage ?
- Le terme « encore » devait inciter les candidats à comparer la situation actuelle avec la situation passée et le pluriel de « États » à moduler leurs réponses en fonction des différents contextes.
- Même si le sujet est libellé sous forme interrogative, les candidats devaient élaborer une problématique et construire leur devoir autour de cette problématique (...). La réponse supposait de solides références à la fois historiques, a minima depuis le début des années soixante (voire dans l’entre-deux-guerres) et théoriques. La perspective historique était indispensable.
- Il était impératif de bien définir les notions du sujet dans l’introduction : « chômage », « inflation », mais aussi « États » car la réponse au sujet pouvait différer selon que le candidat opte pour un sens large (pouvoirs publics) ou un sens étroit.
- Le jury regrette que beaucoup de candidats n’explicitent pas suffisamment les mécanismes ; ainsi, au-delà de la seule description de la courbe de Phillips, il fallait expliciter les mécanismes économiques en jeu.
- Par ailleurs de longs développements sur les causes du chômage structurel et sur les moyens de lutte contre cette forme de chômage étaient inutiles, voire hors-sujet. Enfin, trop peu de candidats ont présenté (de façon rigoureuse et pertinente) la trappe à liquidités.

La guerre des monnaies. (ESSEC 2016)

La copie de Sarah Abdesselam (18/20)

Extraits du rapport de jury :
- La partie historique a été assez bien traitée par les candidats surtout en ce qui concerne l’entre-deux guerres, avec les tentatives de retour à l’étalon or, la recherche du statut de monnaie hégémonique pour la livre sterling et les dévaluations compétitives pour faire porter le poids de la crise de 1929 aux partenaires commerciaux.
- Les candidats ont eu plus de difficultés à présenter les mécanismes à l’oeuvre. Ainsi, la courbe en J qui apparait très systématiquement dans les copies et de façon tout à fait légitime n’est dans l’ensemble pas très bien expliquée (notamment la condition relative au théorème des élasticités critiques). Les candidats (...) mobilisent assez peu les enseignements du modèle de Mundell-Fleming. Il est vrai que certains opposent et à juste titre un modèle de change non coopératif (changes flexibles) et coopératif en précisant que le second système (changes fixes) serait préférable au premier. Au passage, l’explication du dilemme du prisonnier et celle du pourquoi la solution coopérative est préférable à l’équilibre non coopératif ne sont pas très satisfaisantes dans l’ensemble. Si la solution coopérative associée à un régime de change fixe est préférable, il aurait été souhaitable de préciser les coûts de la coopération et les écueils à éviter à la lumière de l’histoire. Ainsi, l’hégémonie d’une monnaie (livre sterling ou dollar) semble être un facteur d’instabilité pour la coopération, mais n’est-ce pas inévitable ?
- la très grande majorité des candidats ont associé la guerre des monnaies aux dépréciations (dévaluations) compétitives des pays émergents comme la Chine (...). Mais la chute du yuan peut trouver une autre explication que les dépréciations compétitives. Ce sont les sorties massives de capitaux de la Chine et le ralentissement de son économie qui tirent le cours de cette devise vers le bas. Loin de provoquer cette baisse, la banque centrale chinoise tente de l’encadrer et de la ralentir. Ainsi, la guerre des monnaies n’est pas nécessairement avérée aujourd’hui.
- Trop peu de copies évoquent le taux de change d’équilibre ou le taux de change PPA et la manipulation qui peut s’ensuivre (...). Peu d’éléments également sur la théorie de la parité des taux d’intérêt élaborée par Keynes, auteur très souvent cité mais uniquement pour les références au bancor.
- Il aurait été nécessaire de consacrer une partie de l’analyse aux conséquences (après les causes) de cette guerre. S’il y a plus d’instabilité sur les marchés des changes et du dumping monétaire, quelles conséquences sur les flux de capitaux, sur les échanges de biens et services, sur le bien-être des pays, le rattrapage des pays émergents et au final, ne serait-il pas temps de réformer en profondeur le système monétaire international ?

Qu'est-ce qu'une bonne gouvernance d'entreprise ? (ECRICOME 2016, sujet 1)

Depuis les années 1980, la mondialisation est-elle responsable du chômage dans les pays avancés ? (ECRICOME 2016, sujet 2)

Peut-on considérer que la concurrence constitue le véritable moteur de la croissance économique ? Vous illustrerez votre propos à partir des mécanismes économiques et de l'histoire des faits économiques du monde contemporain. (ESCP 2015)

Extraits du compte rendu de la commission ESH de l'ESCP (16 octobre 2015) :
Des copies de grande qualité ont pu développer des éléments qui ont été valorisés par les correcteurs : l’indice d’Herfindhal-Hirschmann, une réflexion sur les autorités indépendantes de régulation, les travaux de Laffont et Tirole , la courbe en U inversé de Aghion et Howitt, l’impact de la distance à la frontière technologique sur le lien entre concurrence et innovation (travaux de Aghion et Griffith), les effets négatifs liés à un développement excessivement artificiel de la concurrence, l’influence de la théorie économique sur les conceptions de la politique de la concurrence, la distinction entre l’incitation à l’innovation et la capacité à innover (Richardson, Gaffard). Des candidats ont montré de manière pertinente que la volonté d’aller vers plus de concurrence devait être accompagnée de mesures nécessaires pour que cette concurrence soit bénéfique : une politique industrielle à repenser, les investissements en capital humain (l’enjeu de la formation initiale, mais aussi continue – modèle de flexisécurité).
En revanche certains candidats ont très mal traité le sujet, en particulier du fait d’une mauvaise maîtrise de la thématique de la concurrence. Ils ont ainsi transformé le sujet sur les avantages du commerce international. Si la dimension internationale du sujet était à prendre en compte, il n’était pas possible de ne développer que ce point. Les copies centrées uniquement sur la politique de la concurrence, ou encore celles construites autour d’une première partie montrant que la concurrence est un moteur de la croissance et d’une deuxième partie énumérative sur les autres facteurs de la croissance ont aussi été sanctionnées. De même pour les copies qui ont répondu directement à la question par « non » en affirmant que la concurrence pure et parfaite n’est pas réaliste.

Extraits du compte rendu de la commission ESH de l'AG 2015 de l'APHEC :
Les correcteurs ont insisté sur le fait qu’il y avait deux manières d’interpréter le sujet :
- soit un sujet centré davantage sur la croissance, ce qui obligeait à réfléchir, dans une perspective schumpétérienne, au phénomène de destruction créatrice ;
- soit un sujet centré davantage sur la concurrence, ce qui pouvait conduire à une réflexion sur les diverses formes de concurrence (CPP, concurrence imparfaite) et leur impact sur la croissance.
Les principales faiblesses ont été :
- une vision trop normative du sujet (réflexion en termes de « bien » ou « mal ») ;
- une absence de définition claire de ce qu’étaient la concurrence et la croissance ;
- une vision trop restrictive du sujet (certaines copies n’ont traité que le problème de la concurrence internationale, ce qui était insuffisant) ;
- une absence de réflexion sur l’adjectif « véritable ».
Il n’y avait pas de « piège » sur le plan : il était possible de proposer une réflexion en deux ou en trois parties, et un plan « Oui, mais » pouvait parfaitement convenir. Par contre, trop de copies sont tombées dans le hors-sujet, en choisissant de centrer leur seconde partie sur les autres sources de la croissance.

Les copies d'Emma Crupaux (18/20), de Jacques-Antoine Mauger (20/20), de Philémon Perrot (20/20) et de Benjamin Sinturel (19/20).

Institutions et développement depuis le début du XIXe siècle. (HEC 2015)

Extraits du rapport du jury :
Une mauvaise définition de la notion « institutions » a parfois conduit à des développements erronés :
- Certains candidats, peu nombreux heureusement, n’ont traité que de l’Etat ;
- D’autres, plus nombreux, n’ont traité que des organismes et organisations ;
- Le marché a souvent été oublié. (...)
On espérait aussi que les candidats traitent de la stabilité des institutions.

Les copies de Boris Lapeyre de Cabanes (15/20) (plan), Jacques-Antoine Mauger (17/20) (plan), de Philémon Perrot (17/20) (plan) et de Benjamin Sinturel (20/20) (plan).

Croissance et inégalités (ESSEC 2015)

Extraits du compte rendu de la commission ESH de l'ESSEC du 07/10/2015 :
Le « et » du sujet amenait à réfléchir sur les deux sens de causalité du sujet. Ces deux sens ont été assez rarement vus. Il était nécessaire de se pencher sur le terme d’inégalités (distinguer les différentes formes d’inégalités), de préciser les indicateurs de mesure et d’avancer des données statistiques. [...]
Autre point à relever : les candidats ne développent pas de thèse ou n’osent pas le faire. Ainsi, on ne devrait pas trouver, comme dans la majorité des copies, qu’à la fois Kuznets et Piketty ont raison. Alors que l’on sait que le second conteste la thèse du premier. Du coup, beaucoup de copies ressemblent à un « fouillis idéologique » où tantôt les classiques ont raison, tantôt les keynésiens... Le problème tient à la façon d’exprimer les différences de manière claire. L’absence de clarté tient aussi au manque de précision quant à la définition des inégalités.
À l’inverse, un nombre significatif de copies sont excellentes, entre 15 et 20/20, qui abordent toutes les questions centrales et citent des auteurs attendus pour ce sujet, économistes et sociologues (Stiglitz, Mankiw, Aghion, Bourguignon, Bourdieu, Merle, Dubet,...) : la thèse libérale d’inégalités comme « aiguillons » de la croissance (Hayek, Nozick) ; le développement keynésien de l’État-Providence pour réduire les inégalités et stimuler une croissance basée sur la consommation ; l’enjeu actuel de la mondialisation et de la montée des inégalités.

La copie de Philémon Perrot (20/20).

L'euro : d'où vient-il ? Où mène-t-il ? (ECRICOME 2015, Sujet 1)

La globalisation financière a-t-elle amélioré l'allocation du capital depuis les années 1980 ? (ECRICOME 2015, Sujet 2)

Equité et libre-échange depuis le début du XIXe siècle. (HEC 2014)

Les copies de Laurent Pyndiah (17/20) (Plan), de Victor Qureshi (15/20) et de Thomas Kekenbosch (13/20) (Plan)

Existe-t-il une fiscalité optimale pour assurer la croissance économique ? (ESCP 2014)

Les copies de Charles Dognin (20/20) et de Thomas Kekenbosch (16/20)

Le protectionnisme a-t-il de l'avenir dans une économie de plus en plus internationalisée ? (ESSEC 2014)

La copie de Thomas Kekenbosch (14/20)

A la lumière de l'histoire et de l'analyse économiques, vous vous demanderez s'il est possible d'évaluer l'efficacité des dépenses publiques. (ECRICOME 2014, Sujet 1)

Depuis le XIXe, la réussite des pays émergents s'explique-t-elle principalement par leurs dotations factorielles ? (ECRICOME 2014, Sujet 2)

Administrations publiques et compétitivité (depuis le début du XIXe siècle). (HEC 2013)

La France face aux mondialisations. (ESSEC 2013)

Le taux de change est-il encore aujourd’hui un bon facteur de compétitivité ? (ESCP-Europe 2013)

Le rapport se trouve ici. Extrait : "Les termes devaient être définis précisément et les mécanismes explicités. Certains candidats ont confondu dévaluation (en changes fixes) et dépréciation (en changes flottants) ; d’autres se sont éloignés du sujet en consacrant des développements trop importants aux différents systèmes de change ou en présentant trop longuement l’histoire du système monétaire international."

Depuis le début du XXème siècle, qu'est-ce qu'un bon taux de change ? (ECRICOME 2013, sujet 1)

Faut-il souhaiter, ainsi que le soutenait J.-M. KEYNES, l'"euthanasie des rentiers" ? (ECRICOME 2013, sujet 2)

La crédibilité des accords monétaires. (HEC 2012)

Extraits du rapport de jury.
"Une copie doit montrer en quoi l’analyse historique a sa place dans les débats contemporains de politiques économiques. Il convient toujours de mettre en perspective, les faits, d’en proposer une interprétation, de déceler les éléments de continuité et de rupture.
Les copies qui ne faisaient pas référence à l’avant Seconde Guerre mondiale ont été lourdement sanctionnées. Sur ce sujet les expériences du bloc-or, du Gold Exchange Standard ou encore de l’étalon-or étaient riches d’enseignements (...).

Réflexion autour des concepts de crédibilité (est crédible ce qui peut-être cru Eichengreen), est crédible ce qui est cohérent avec les caractéristiques de l’environnement et d’accords monétaires (la notion d’accord est plus large que celle de Système Monétaire International mais un candidat qui choisissait de faire un devoir sur la crédibilité des systèmes monétaires internationaux pouvait rédiger, à notre sens, une bonne copie.
Réflexion sur les enjeux du sujet : un accord monétaire qui implique des ajustements internes très couteux (baisse des salaires réels…) peut-il durer ? Bien entendu l’actualité de la crise de la zone euro devait être réintroduite et éclairée par l’histoire des exigences des régimes de changes fixes qui ont scandé les XIXe et XXe siècles (...).
Au fond c’est toujours l’intelligence et une certaine « créativité » des candidats qui sont appréciées et valorisées. On pouvait ainsi tout à fait opposer une crédibilité ex ante liée à la cohérence des accords à une crédibilité ex-post liée à une capacité des accords à affronter la survenance de chocs."

La copie de Yann Colnot (16/20)

"L'Europe sera monétaire ou ne sera pas". Qu'en pensez-vous ? (ESSEC 2012)

L'inflation est-elle la meilleure des solutions pour résoudre les crises de la dette publique ? (ESCP-Europe 2012)

Le rapport de jury.

Peut-on toujours parler de classes moyennes ? (ECRICOME 2012, sujet 1)

Le progrès technique peut-il être orienté et conduit par la puissance publique ? (ECRICOME 2012, sujet 2)

Faut-il combattre les monopoles ? (ESSEC 2011)

Extraits du rapport de jury :

Sur la structure de l’exposé lui-même, une très grande majorité d’étudiants ont choisi un plan en deux parties :

- thèse : Il faut combattre les monopoles.

- antithèse : Il ne faut pas les combattre.

Evidemment, l’option inverse consistant à considérer dans un premier temps que les monopoles devaient être combattus a été également retenue. De façon subsidiaire, certains candidats ont choisi d’introduire une troisième partie sur les pratiques récentes en matière de déréglementation et des effets de la globalisation sur l’évolution de la structure des marchés vers une concurrence accrue. Ce plan peut apparaître un peu trop commun au premier abord. Toutefois, il était difficile de trouver un plan alternatif permettant de bien mieux mettre en valeur le sujet à traiter.

Sorties de crise. (HEC 2011)

La mondialisation explique-t-elle principalement le rattrapage des pays émergents ? (ESCP-Europe 2011)

Le chômage est-il dû à la mise en œuvre de politiques inappropriées ? (ECRICOME 2011, Sujet 1)

Les nations ont-elles intérêt à faire appel aux investisseurs étrangers ? (ECRICOME 2011, Sujet 2)

Dissertation

1.        L’endettement est-il toujours facteur de croissance ?

2.        Les défaillances des marchés financiers justifient-elles l’intervention de l’Etat ?

Questions

1.        Qu’est qu’une zone monétaire optimale ?

2.        Expliquez ce qu’est le pacte de stabilité et de croissance.

3.        La méthode sociologique chez E. Durkheim.

4.        Expliquez la courbe de Phillips. (ESC 2011)

Le libre échange est-il facteur de croissance ? (ESSEC 2010)

Extraits du rapport de jury :

Le plan adopté par une grande majorité des candidats fut le suivant :

Thèse : oui, le libre-échange a des effets positifs sur la croissance économique.

Anti-thèse : le libre-échange peut avoir un impact négatif sur la croissance.

De façon subsidiaire, les candidats ont choisi de discuter dans une troisième partie des réformes utiles pour renforcer le lien positif entre commerce international et croissance.

Ce plan peut apparaître un peu trop commun au premier abord. Toutefois, il était difficile de trouver un plan alternatif permettant de bien mieux mettre en valeur le sujet à traiter. [...]

Un nombre non négligeable de copies s’est aventuré sur le terrain de la globalisation financière. Il y a évidemment matière à remplir des pages, mais le jury a considéré que ces analyses ne répondaient pas à la question posée. [...]

Sur la forme, la qualité de l’orthographe est toujours un peu plus dégradée. Certains noms propres ne sont pratiquement jamais bien orthographiés (E. Heckscher, par exemple). La plupart du temps, l’ORD s’écrit « Organe de Règlement des Différents », « closes » (pour clauses)…

Les candidats doivent absolument dégager un temps de relecture. Outre la correction de l’orthographe, ce temps devrait permettre d’éliminer certaines aberrations notamment relatives à la datation des événements.

Une attention plus grande doit être accordée à la conclusion. La plupart n’ouvrent pas les devoirs, se contentent d’une ou deux phrases ou, à l’opposé, présentent de longs résumés du développement.

Le rôle de l'or dans l'économie mondiale depuis le début du XIXe siècle dans une perspective historique. (HEC 2010)

Extrait du rapport de jury :
"De très nombreux candidats ont été tentés par une approche chronologique, l’intitulé du sujet
invitait, il est vrai, à une telle approche. Les correcteurs ont eu tendance à valoriser plutôt les
copies qui n’adoptaient pas d’approche purement chronologique ou qui développaient des
approches originales mais argumentées (par exemple l’or intermédiaire des échanges versus
l’or réserve de valeur…)."

Les Unions Économiques Régionales ont-elles été et sont-elles encore un moyen de contourner le libre-échange ? (ESCP Europe 2010)

Qu’est-ce qu’une répartition équitable des fruits de la croissance ? (ECRICOME 2010, Sujet n 1)

Commerce international et crises économiques : les enseignements de l’histoire. (ECRICOME 2010, Sujet n°2)

Dissertation
  1. Évolution démographique et changement social en France depuis 1945.
  2. Dans quelle mesure les crises financières successives des 25 dernières années peuvent-elles être comparées à celle de 1929 ?
Questions:
  1. Les "étapes de la croissance" de Rostow permettent-elles d'expliquer l'évolution économique actuelle des pays en développement ?
  2. Les stabilisateurs automatiques de l'économie.
  3. Analyse de la "Grande Dépression" française (1870-1895).
  4. Le mécanisme de rééquilibrage des balances des paiements de HUME. (ESC 2010)

Peut-on parler d'un apprentissage des politiques économiques de la part des gouvernements depuis le début du XXe siècle ? (HEC 2009)

Extrait du rapport de jury :
"Les correcteurs attendaient une réponse argumentée à la question posée. Ils ont apprécié la qualité des arguments, le degré de maîtrise des concepts et des mécanismes économiques, la pertinence et le degré de connaissance des faits historiques mobilisés ainsi que la capacité à déceler des éléments de continuité et de rupture derrière l’enchainement des faits historiques. Au fond c’est toujours l’intelligence et une certaine « créativité » des candidats qui sont appréciées et valorisées (...).
De nombreux candidats ont été tentés par une approche chronologique, la période considérée débutait le plus souvent au sortir de la Première Guerre mondiale. Les correcteurs ont eu tendance à valoriser plutôt les copies qui n’adoptaient pas d’approche purement chronologique ou qui développaient des thèses originales mais argumentées (les gouvernements n’ont rien appris…).
Une conception large des politiques économiques pouvait être retenue qui conduisait à analyser les politiques conjoncturelles et structurelles, voire les stratégies de développement (la Corée du Sud qui a appris de l’expérience du Japon de Meiji…).
Le terme « gouvernements » intégrait les banques centrales et la conduite de la politique monétaire, il a été compris comme tel par la quasi-totalité des candidats."

Progrès technique et emploi (ESSEC 2009) (voir le rapport de jury)

Les banques centrales ont-elles eu et ont-elles aujourd’hui une influence décisive sur l’activité économique ? (ESCP-EAP 2009)

Extraits du rapport de jury.
"
On rappellera d’ailleurs ici une des finalités de l’épreuve : au vu des faits et des enseignements de l’analyse économique, le candidat doit être capable de prendre position en puisant dans les éléments les plus susceptibles de rendre sa démonstration convaincante. Les copies qui ne répondaient pas à cette exigence ne pouvaient pas prétendre, dès lors, à une très bonne note, même si elles manifestaient des connaissances élémentaires de la question. Les réponses de type rhétorique (dans un premier temps, on peut dire que oui, dans un deuxième temps on peut dire que non…) n’ont pas ici leur place."

Depuis 1945, dans quelle mesure l'endettement des agents économiques a-t-il été facteur de croissance dans les PDEM ? (ECRICOME 2009, Sujet 1)

Le progrès économique a-t-il fait reculer l'insécurité sociale depuis la fin du 19eme siècle dans les pays capitalistes ? (ECRICOME 2009, Sujet 2)

Questions de cours :

1 : le dilemme de Triffin.

2 : Le marché du travail est il un marché comme un autre?

3 : les "new deal".

4 : Les conséquences de l'allongement de l'espérance de vie en France depuis les années 50.

Dissertation :

Sujet 1 : Comment expliquer la croissance économique des pays émergents dans les trente dernières années.

Sujet 2 : Prélèvements obligatoires et réduction des inégalités sociales. (ESC 2009)

Les ressources naturelles : obstacle ou moteur de la croissance économique ? (HEC 2008)

L’Etat-nation est-il en crise ? (ESSEC 2008)

L’ouverture des économies a-t-elle modifié fondamentalement la nature des crises financières ? (ESCP-EAP 2008)

Quel rôle les institutions doivent-elles jouer dans le développement économique des pays ? (ECRICOME 2008, Sujet 1)

Concurrence monétaire et compétitivité des nations. (ECRICOME 2008, Sujet 2)

La place des PME dans les économies des pays à économie de marché aujourd'hui (ESC 2008, sujet 1)

Comparer le protectionnisme de la fin du XIXème siècle à celui que l’on a constaté dans le monde depuis les années 1970 (ESC 2008, sujet 2)

La lutte contre la pauvreté depuis le début du XIXème siècle dans les pays développés. (HEC 2007)

L’évolution de l’organisation du travail et ses liens avec la croissance économique. (ESSEC 2007)

L’inflation est-elle toujours et partout un frein à la croissance économique ? (ESCP-EAP 2007)

La dotation en facteurs explique-t-elle l’évolution de la spécialisation internationale des nations ? (ECRICOME 2007, Sujet 1)

Les prélèvements obligatoires représentent-ils un frein à la croissance économique dans les PDEM ? (ECRICOME 2007, Sujet 2)

L’émergence des nouveaux pays industriels est-elle un frein à la croissance des pays avancés ? Vous répondrez en vous aidant de l’analyse économique et historique et en faisant référence à des exemples historiques précis. (HEC 2006)

Intérêt et limites de l’intervention de l’Etat. (ESSEC 2006)

La concentration industrielle est-elle toujours un obstacle à la concurrence ? (ESCP-EAP 2006)

A quels changements les grandes entreprises capitalistes ont-elles dû procéder pour se développer dans l'économie mondiale ? (ECRICOME 2006, sujet 1)

L’internationalisation financière a-t-elle accru les inégalités de développement ? (ECRICOME 2006, sujet 2)

En vous aidant de l’analyse économique et historique, étudiez l’efficacité des modes de financement des économies des pays avancés. (HEC 2005)

Unité et diversité du capitalisme. (ESSEC 2005)

Les phénomènes de pauvreté peuvent-ils s’expliquer par le développement du libre-échange ? (ESCP-EAP 2005)

Systèmes de change et croissance économique au XXème siècle. (ECRICOME 2005, sujet 1)

La déréglementation du marché du travail a-t-elle des effets sur l’emploi ? (ECRICOME 2005, sujet 2)

Causes et conséquences de la tertiarisation des économies avancées. (HEC 2004)

La croissance des pays en développement nuit-elle à la prospérité des pays industrialisés ? (ESSEC 2004)

Ouverture commerciale à l’international et croissance économique. (ESCP-EAP 2004)

Les rythmes de l'innovation expliquent-ils fondamentalement les rythmes de l'économie ? (ESCP-EAP 2003)

Les conséquences économiques des guerres. (Vous examinerez cette question en faisant appel à la théorie économique et en faisant référence aux événements historiques depuis 1900). (ESSEC 2003)

En quoi les crises économiques et financières majeures marquent-elles une étape dans le développement économique et social ? (On se placera dans une double perspective historique, depuis le début du 19ème siècle, et économique). (HEC 2002)

Extraits du Rapport de jury : « Le sujet (…) nécessitait une définition précise des crises économiques et financière majeures et de ce qu’on peut entendre par étape du développement économique et social. Une crise de définit par un certain nombre de faits (par exemple la diminution du revenu national, l’apparition de chômage massif…), mais également par ses conséquences (restructuration industrielle, rénovation économique et sociale…). Une certaine typologie, même imprécise, des différentes formes de crise était également attendue — ou au moins la remarque que les crises prennent des formes historiques particulières et que ne parler de la crise économique est fortement réducteur. Les étapes du développement devaient être définis en relation avec certaines analyses historiques et économiques, telles les théories de Rostow, Maddison, de la régulation (…). Comme l’indiquait la parenthèse dans l’énoncé du sujet, il convenait d’éviter de la traiter sur le seul plan historique ou par référence à la seule théorie économique (…)

Par ailleurs, les faits historiques et la théorie économique doivent être souvent analysés de manière critique, c'est-à-dire avec le souci de marquer les limites des hypothèses et des conclusions des modèles économiques, et la complexité des phénomènes historiques. Par exemple, il semble normal d’évoquer, pour ce sujet, les théories de la régulation et la théorie marxiste des crises, mais il est souhaitable aussi d’en marquer les limites, dues à la complexité des mécanismes économiques et sociaux mis à contribution par ces analyses, et à la difficulté d’en apporter des empiriques indiscutables, du fait de cette complexité et des espaces géographiques et historiques auxquels cette théorie se réfère (…).

Les grands historiens, en particulier de l’école française (et aussi les travaux historiques du dernier quart de siècle — Braudel, Caron, Lévy-Leboyer…) sont trop rarement cités, et semblent être moins bien connus que les grands économistes (…). »

Analysez l’évolution du système monétaire international des accords de Bretton Woods au flottement des monnaies. (ESSEC 2002)

Extraits du Rapport de jury : « La grande majorité des candidats a choisi un plan historique (…). Ce choix présente l’avantage d’éviter les incohérences et les erreurs de logique grave. De plus, il permet aux candidats de fournir une assez bonne information de leur niveau de connaissance sur le domaine compte tenu du temps imparti. Dans l’idéal, le jury aurait préféré un plan qui mette plus les faits au service de l’analyse. Par exemple, mais il ne s’agit pas du seul plan possible, on aurait pu dans une première partie présenter les vertus comparées du régime de changes fixes et du régime de changes flottants puis, dans une seconde partie, confronter les attendus théoriques aux faits, c'est-à-dire au fonctionnement du SMI, pendant et après l’application des accords de Bretton Woods (…)

On devait traiter non seulement des changes fixes mais aussi des changes flottants. Cette question ne souffre aucune ambiguïté puisque dès 1971, c'est-à-dire cinq ans avant la fin officielle de l’application des accords de Bretton Woods, le SMI a fonctionné sous une régime de changes flottants même si le flottement était imparfait du fait notamment de la mise en place du serpent monétaire européen. Par contre, le jury a considéré qu’il aurait été peu légitime de sanctionner les candidats ne traitant pas les années qui ont suivi les accords de la Jamaïque (1976). »

Les changements démographiques conditionnent-ils le changement social ? (ESCP-EAP, 2002)

Les déséquilibres démographiques mondiaux et leurs conséquences sur le développement. (ECRICOME 2002, Sujet n°1)

A la lumière de l'expérience historique, pensez-vous que l'équilibre budgétaire doive être un objectif des politiques économiques ? (ECRICOME 2002, Sujet n°2)

Peut-on dire que la mobilité sociale s'est accrue en France depuis les années 1960 ? (ESC 2002, Sujet n°1)

L'évolution des relations commerciales depuis 1947 dans le monde peut-elle être considérée comme une simple extension progressive du libre-échange ? (ESC 2002, Sujet n°2)

Le GATT et la montée des protectionnismes. (ESSEC 2001)

Les rôles respectifs de l'Etat et du marché dans la répartition et la redistribution des revenus dans les pays industrialisés depuis la fin du 19ème siècle. (HEC 2001)

Pour favoriser le développement, faut-il plus ou moins d'Etat ? Vous appuierez vos assertions sur l'expérience des pays en développement de 1945 à nos jours. (ESCP-EAP 2001)

Extraits du Rapport de jury : « Trop de candidats ont oublié la problématique précise du sujet et se sont focalisés sur une analyse générale du rôle de l’Etat dans l'économie, ou ont consacré l’essentiel de leur étude au lien Etat-développement dans les pays… développés (…).

Visiblement, ‘l'économie du développement’ ne semble pas avoir été approfondie par les candidats et un certain nombre d’auteurs ‘classiques’ n’ont pas été sollicités : Samir Amin, Paul Bairoch, Bela Balassa, Jagdish Bhagwati, Hollis Chenery, Arghiri Emmanuel, Jeffrey Frankel, Celso Furtado, John Kenneth Galbraith, Albert Hirschamnn, Paul Krugman, Wassily Leontieff, Angus Maddison, Gunnar Myrdal, Ragnar Nurkse, Paul Prebish, Paul Romer, Paul-Nicholas Rosenstein-Rodan, Théodore Schultz, etc.

Pourtant, après la crise des années 80, l'économie du développement est redevenue un thème central de la réflexion contemporaine comme en témoigne notamment le récent prix Nobel d’Economie Amartya Sen (1998) qui, justement, replace l’Etat au cœur de la problématique du développement, même si certains auteurs à l’image de Wolfgang Sachs lui préfère désormais le concept ‘d'économie écologique’. ».

Mobilité sociale et croissance économique en France depuis la Seconde Guerre mondiale. (ECRICOME 2001, sujet 1)

L'euro : un aboutissement ou une étape ? (ECRICOME 2001, sujet 2)

Dans quelle mesure la hausse progressive du taux de chômage observée après 1970 résulte-t-elle d'une hausse du taux de chômage d'équilibre ou de la lenteur et de la complexité des dynamiques d'ajustement enclenchées par une succession de chocs négatifs. (ESSEC 2000)

En vous aidant de l'analyse économique et historique, vous apprécierez le rôle de la concentration des entreprises dans le développement économique depuis le milieu du XIXème siècle. (HEC 2000)

La protection sociale est-elle un obstacle à la compétitivité d'une nation ? (ESCP-EAP 2000)

La recherche de la grande dimension est-elle inéluctable pour l'entreprise dans le système capitaliste ? (ECRICOME 2000, sujet 1)

Existe-t-il une spécificité économique et sociale française depuis le début de l'industrialisation ? (ECRICOME 2000, sujet 2)

Progrès technique et croissance économique depuis la fin du XIXème siècle. (ESC 2000, sujet 1)

La contrainte externe en France depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. (ESC 2000, sujet 2)

Innovation et emploi dans les pays industrialisés depuis le début du XIXème siècle. (HEC 1999)

Pourquoi la croissance ? La croissance pourquoi ? (ESSEC 1999)

Processus d'intégration économique et monétaire et croissance économique des Etats membres de la communauté puis de l'union européenne de 1957 à nos jours. (ESCP 1999)

L'entrepreneur dans l'invention et le développement du capitalisme. (ECRICOME 1999, sujet 1)

Alors que pendant les quarante années qui ont suivi la seconde guerre mondiale, la plupart des pays capitalistes développés (PCD) ont connu de fortes tensions inflationnistes, à l'heure actuelle, la déflation paraît de nouveau possible. Comment expliquez-vous cette évolution ? (ECRICOME 1999, sujet 2)

Analyser l'évolution des conceptions de l'entrepreneur et de son rôle depuis le début du XIXème siècle. (ESC 1999, sujet 1)

Analyser le rôle des crédits bancaires dans le financement de l'économie depuis les années 1850. (ESC 1999, sujet 2)

La recherche de la productivité est-elle une solution à la crise de l'emploi dans les économies capitalistes ? (ECRICOME 1998, sujet 1)

Peut-il exister une croissance sans épargne ? (ECRICOME 1998, sujet 2)

Echanges internationaux de marchandises et développement économique depuis le milieu du XIXème siècle jusqu'à nos jours. (ESC 1998, sujet 1)

La mutation des structures du système financier depuis le milieu des années 80 en France. (ESC 1998, sujet 2)

La place particulière du dollar dans le système monétaire international après 1944 a-t-elle favorisé et favorise-t-elle encore la croissance de l'économie mondiale ? (ESCP 1998)

Toute crise économique n'apparaît-elle pas aussi comme une crise de l'analyse économique ? (ESSEC 1998)

Développement économique et inégalités sociales dans les pays occidentaux depuis la fin du XIXème siècle. (HEC 1998)

Les dépenses publiques favorisent-elles la croissance économique ? (ESCP 1997) (Documents)

L'internationalisation des économies et son incidence sur la croissance et les fluctuations économiques depuis la fin du XIXème siècle. (HEC 1997)

Redistribuer les revenus, est-ce un objectif légitime des gouvernements dans les pays industriels développés ? (ESSEC 1997)

Dans quelle mesure les expériences conduites au XXème siècle dans les pays capitalistes développés et la situation actuelle peuvent-elles justifier la politique du franc fort ? (ECRICOME 1997, sujet 1)

« Ce n'est pas parce que les firmes multinationales investissent en Afrique que cette dernière est sous-développée, c'est au contraire parce qu'elles n'y sont pas assez présentes ! » (Emmanuel Arghiri, in Technologie appropriée ou Technologie sous-développée, PUF-IRM, 1983). Cette citation d'Emmanuel Arghiri vous paraît-elle rendre compte du rôle des firmes multinationales (FMN) dans l'histoire du développement ? (ECRICOME 1997, sujet 2) (Documents)

Comment et pourquoi l'intervention publique dans le champ économique s'est-elle transformée depuis les années 1970 dans les pays développés ? (ESC 1997, sujet 1)

Le libre-échange, mythe ou réalité depuis 1947 ? (ESC 1997, sujet 2)

Depuis le 19ème siècle, quelle est la place du travail dans le processus d'intégration sociale ? (ESSEC 1996, sujet 1)

Avons-nous eu raison de construire notre société sur une association des secteurs public et privé ? (ESSEC 1996, sujet 2)

A la lumière de l'histoire récente des économies occidentales, en quoi la montée du chômage peut-elle être considérée comme un déséquilibre ? (HEC 1996, sujet 1)

Les courants de pensée classique et néo-classique permettent-ils de décrire et d'expliquer les principaux traits des économies développées depuis la fin de la deuxième guerre mondiale ? (HEC 1996, sujet 2)

L'importance que l'on peut accorder au taux d'intérêt dans la détermination des grands équilibres économiques a-t-elle évolué depuis le début du XXème siècle ? (ESCP 1996, sujet 1)

Fin des années soixante, le Club de Rome (*) préconisait l'objectif de croissance zéro pour les pays les plus développés. Dans le contexte actuel, les pouvoirs publics privilégient l'hypothèse d'un taux de croissance fort. Par référence aux objectifs et à la mise en oeuvre de la politique économique, ce changement d'attitude vous paraît-il pertinent ? (ESCP 1996, sujet 2)

(*) Club de Rome et Massachssets Institute of Technology (rapport Meadows) "Halte à la croissance ?" Fayard 1972 (Collection écologie).

Les crises du capitalisme au XXème siècle. (ESLSCA 1996, sujet 1)

Les problèmes de libre-concurrence depuis la grande crise des années 1930. (ESLSCA 1996, sujet 2)

Les dynamiques de l'intégration économique européenne (à l'Ouest et à l'Est) depuis 1945. (HEC 1995)

Dans quelle mesure la répartition de la population active entre les secteurs primaire, secondaire et tertiaire peut-elle être considérée comme un indicateur du niveau de maturité d'une économie ? (ESCP 1995)

Les puissances hégémoniques n'ont-elles pas abandonné les voies du progrès aux pays qu'elles dominaient en se déchargeant sur eux de certaines contraintes ? (ESSEC 1995)

A l'heure de la mondialisation de l'économie, l'intégration économique et monétaire de l'Europe a-t-elle encore un sens ? (ECRICOME 1995, sujet 1)

Les syndicats de salariés dans les pays capitalistes développés constituent-ils un contre-pouvoir depuis la fin du XIXème siècle ? (ECRICOME 1995, sujet 2)

ESSEC 2009, Rapport du jury :

Sujet : « Progrès technique et emploi »

Pour la première fois en 2009 le sujet ESSEC concernait également l’EDHEC. De ce fait le nombre des copies a augmenté d’un millier environ (un peu plus de 2 400 copies en tout). C’est pourquoi un sujet qui a été qualifié de « relativement facile » a été retenu par la direction de l’école afin d’éviter une trop grande distorsion entre les notes des candidats à chacun des concours.

Globalement le traitement du sujet fut une déception pour le jury, même si pour la première fois cette année la moyenne est supérieure à 10.

 

La moyenne obtenue par les candidats à l’ESSEC s’est établie à 10,18 sur 1 453 copies.

Note maximum : 20 (contre 18 en 2008 et 19,5 en 2007).

Moyenne des admissibles : 12,56.

Moyenne des admis : 13,17 (+ 0.4 point par rapport à 2008)

Moyenne des intégrés : 13,38

Répartition des notes (en %) :

 

0 à 3

4 à 5

6 à 7

8 à 9

10 à 11

12 à 13

14 à 15

16 à 20

Présents

0,96

3,92

14,45

26,15

22,92

17,14

9,64

4,92

Admissibles

0

0

1,25

7,5

20,42

25,00

26,25

19,58

Intégrés

0

0

1,05

1,05

25,26

25,26

24,21

23,16

 

Le sujet proposé cette année était un sujet faussement facile.

En effet, il nécessitait de mobiliser une vaste littérature sur la croissance endogène et exogène, les cycles et leurs déterminants, la diffusion des technologies et la capacité d'absorption des agents qui les reçoivent, l'économie du travail en lien avec le biais technologique des demandeurs de travail et les théories du commerce international qui éclairent le lien entre progrès technique et emploi au travers des écarts de technologie entre pays et des comportements des firmes multinationales.

Le sujet fut en définitive plus discriminant qu'il ne paraissait de prime abord.

On peut noter qu'un nombre limité de candidats ont oublié de définir en introduction les termes du sujet. Toutefois, peu d'entre eux définissent correctement le progrès technique, souvent assimilé à l'innovation. Presque rien sur la distinction entre progrès technique autonome et progrès technique incorporé. De même, assez peu de candidats ont fait référence aux analyses en termes de progrès technique biaisé.

Assez fréquemment, les candidats ont développé leur argumentation sur le double lien de causalité qui peut exister entre progrès technique et emploi. Évidemment, il y a beaucoup plus de choses à dire sur la relation du progrès technique vers l'emploi que l'inverse. La conjonction « et » a donc souvent posé problème : Les candidats se sentant obligés d'étudier le lien entre emploi et progrès technique sont partis dans des propos très éloignés du sujet et ont confondu « travail » et « emploi ». Certains ont intelligemment mis en évidence le fait qu'un emploi qualifié pouvait apparaître comme une condition nécessaire de l'application du progrès technique.

S'agissant de la relation entre progrès technique et emploi, on pouvait l'envisager positive dans le long terme et/ou négative dans le court terme et s'appuyer sur des faits historiques pour la démonstration. Pour attester la relation positive dans le long terme, les copies correctes ont su mobiliser des références comme A. Sauvy ou J. Fourastié. En effet, dans les secteurs où les gains de productivité entrainent un accroissement de la demande, la demande de travail augmente. Une partie des destructions d'emploi est ainsi compensée. C'est l'idée de Sauvy : Les emplois se déversent vers les nouveaux secteurs. Néanmoins, il faut aussi que les délais d'ajustement entre la localisation et les qualifications soient rapides.

Dans le court terme, savoir si les gains de productivité générés par le progrès technique sont favorables ou non à l'emploi, les effets sont incertains. Les emplois crées ne sont pas les mêmes que les emplois détruits du point de vue de leur qualification, de leur localisation, et le passage des uns aux autres n'est pas évident. Le progrès technique entraîne logiquement la croissance puisqu'il favorise la productivité. A cet égard, peu de candidats se sont appuyés sur les comparaisons internationales. Les gains de productivité peuvent être affectés à la baisse du temps de travail (cas de la France) ou à l'augmentation du revenu (cas des États-Unis). Une des explications de ces différences est le niveau et l'évolution des coûts salariaux. Leur modération aux États-Unis peut expliquer une substitution plus lente du capital au travail, ce qui est favorable à l'emploi. Si les gains de productivité sont affectés à accroître le revenu, soit par l'intermédiaire de la baisse des prix des produits, d'une augmentation du pouvoir d'achat ou d'un accroissement des revenus du capital, il résulte une augmentation de la demande donc de la production et de l'emploi. Sur ce point, peu de candidats ont relativisé cette vision optimiste des effets du progrès technique sur l'emploi. En effet, tout dépend de la propension à consommer. Selon le type de biens, elle diffère. De même, si l'accroissement des gains de productivité se fait en faveur des profits, les entrepreneurs peuvent anticiper une croissance atone et réduire leurs investissements. Dans ce cas, la demande diminue. En outre, si le chômage s'accroît, la propension à consommer peut diminuer la demande en raison d'une épargne de précaution.

En définitive, cette année le plan n'a pas constitué un élément vraiment discriminant. Les candidats qui ont choisi un plan historique ont en général rendu une copie sans grand intérêt.

Si les candidats présentent une bonne connaissance des faits historiques, il n'en est pas de même des mécanismes économiques fondamentaux. Ainsi, la connaissance des théories de la croissance est très approximative. Le résidu de Solow a fréquemment été associé à la notion de croissance économique « tombée du ciel » ce qui est une très mauvaise interprétation des travaux de Solow sur la question. De même, le nouveau prix Nobel d'économie, P. Krugman a souvent été cité, mais les candidats lui attribuent tout et n'importe quoi.

Sur la forme, il faut rappeler la nécessité d'une structuration en sous parties, de la précision de l'expression, de l'utilisation de véritables concepts, et d'une conclusion débouchant sur une ouverture. Cette année, le nombre de fautes d'orthographe fut excessif.

 

Stéphane BÉCUWE précise que le jury valorise l’intégration de la microéconomie au sein de la dissertation, et que les graphiques sont les bienvenus à la condition expresse qu’ils soient commentés.

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